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Série Café virtuel de l'EFPC : Les innovations numériques de l'Estonie (DDN2-V41)

Description

Cet enregistrement d'événement vous permet de découvrir les dernières innovations numériques en matière de gouvernance en Estonie, y compris les raisons qui poussent le gouvernement à adopter les technologies et à faire preuve de transparence, et la recherche de solutions innovantes grâce à la rétroaction.

(Consultez la transcription pour le contenu en français.)

Durée : 00:41:14
Publié : 10 novembre 2023
Type : Vidéo

Événement : Série Café virtuel de l'EFPC : Les innovations numériques de l'Estonie


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Série Café virtuel de l'EFPC : Les innovations numériques de l'Estonie

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Transcription

Transcription : Série Café virtuel de l'EFPC : Les innovations numériques de l'Estonie

[Ouverture de la vidéo et présentation du logo animé de l'EFPC.]

[Taki Sarantakis apparaît en plein écran. Taki est assis sur une scène et le drapeau canadien est visible derrière lui.]

Taki Sarantakis : Bonjour, je m'appelle Taki Sarantakis. Je suis le président de l'École de la fonction publique du Canada, et aujourd'hui, nous allons faire quelque chose de vraiment cool. Nous allons faire notre deuxième partie sur l'Estonie et nous avons une invitée très spéciale avec nous aujourd'hui,

[Taki Sarantakis et Anett Numa apparaissent en plein écran. Le drapeau estonien est visible derrière Anett.]

Taki Sarantakis : Anett Numa, d'Accelerate Estonia. Avant de commencer, nous allons faire une reconnaissance des droits territoriaux parce qu'il est très important de se rappeler que nous continuons à vivre sur des terres où des gens se trouvaient bien avant les Européens. Je me joins à vous aujourd'hui depuis le territoire traditionnel non cédé du peuple algonquin Anishinaabe. Et je vous encourage à prendre un instant pour réfléchir à la terre et à son histoire, peu importe d'où vous regardez cette vidéo, que ce soit aujourd'hui ou à l'avenir.

L'Estonie, nous en avons entendu parler. On nous dit, oh, l'Estonie! Oh, voyons ce qu'ils font en Estonie. Qu'ont-ils fait en Estonie? Parlez-nous un peu de ce qu'ils font en Estonie.

Anett Numa : Nous avons une très bonne vie.

Taki Sarantakis : <Rires>. Oui. Et pourquoi donc?

Anett Numa : Parce que nous avons beaucoup de temps pour pratiquer nos propres activités et passe-temps et tout, parce que le gouvernement s'est assuré que les gens ont réellement la liberté de faire ce qu'ils veulent, parce que les affaires du gouvernement, les services et tout sont fournis en ligne. Donc, nous voulons nous assurer que les choses sont faites en arrière-plan. Vous n'avez même pas besoin de communiquer avec votre gouvernement ou de demander les services. Nous approchons les gens de notre propre côté. Et puisque 99 p. cent des services gouvernementaux sont entièrement offerts en ligne, il y a très peu de situations où vous devez réellement communiquer avec le gouvernement. Je ne sais pas, comme y aller en personne ou quelque chose comme ça. À l'heure actuelle, il n'y a qu'un seul service qui est uniquement sur papier,

[Anett Numa apparaît en plein écran.]

Anett Numa : et c'est la procédure de divorce.

[Taki Sarantakis et Anett Numa apparaissent en plein écran.]

Anett Numa : Et j'espère que cela ne vous arrive pas trop souvent dans une année. Il y a donc très peu de services.

Taki Sarantakis : Au Canada, nous avons des formulaires. Et nous aimons les formulaires. Et qu'il s'agisse de formulaires fédéraux, de formulaires provinciaux, de formulaires municipaux, de formulaires du secteur privé ou de formulaires pour les services de loisirs, nous avons des formulaires. Nous passons notre vie à dire, [voici] mon adresse. Voici mon code postal. Voici le nom de mon enfant. Quel est mon code postal? Non, j'ai déménagé. Vous ne faites pas ça en Estonie?

Anett Numa : Nous n'avons pas de temps pour ça.

Taki Sarantakis : Vous n'avez pas le temps pour ça parce que vous vivez votre vie?

Anett Numa : Exactement. Et c'est que tout est déjà prérempli. Et une fois que j'ai déjà soumis ces renseignements dans le système,

[Anett Numa apparaît en plein écran.]

Anett Numa : aucun organisme gouvernemental n'a le droit de me demander des renseignements deux fois. Donc, nous utilisons cette politique d'une seule soumission. Une fois que j'ai soumis ces renseignements en ligne, c'est fini. Ces renseignements sont ensuite dupliqués pour des raisons de sécurité. Ainsi, si une autre institution a besoin de connaître vos renseignements fiscaux ou votre adresse ou quoi que ce soit, elle peut facilement demander aux autres portails, comme notre plateforme d'échange de données. Ils n'ont pas à communiquer avec vous, Taki, pour vous demander de leur donner les renseignements que vous avez déjà soumis

Taki Sarantakis : Remplissez un formulaire.

[Taki Sarantakis et Anett Numa apparaissent en plein écran.]

Anett Numa : des milliers de fois déjà pour les soumettre à nouveau parce que je suis à peu près sûre que vous avez des choses beaucoup plus sympas à faire dans votre vie que de soumettre les formulaires, non?

Taki Sarantakis : Sympa, je ne sais pas, mais pour d'autres c'est sûrement vrai. Il y a des Canadiens qui sont super sympas et je suis sûr qu'ils aimeraient profiter de leur temps au lieu de remplir des formulaires et de répéter plusieurs fois la même chose aux gens.

Donc, très honnêtement, très sérieusement, vous vous inscrivez à des cours de natation, vous recevez votre facture d'hydroélectricité, vous recevez votre facture d'électricité, et ils ne vous demandent pas de remplir des formulaires? Ils ne vous demandent pas d'indiquer votre adresse?

Anett Numa : Non, je veux dire, comme je l'ai dit, l'information est déjà quelque part en ligne, ce qui signifie, par exemple, notre registre de la population, pour l'adresse du domicile,

[Anett Numa apparaît en plein écran.]

Anett Numa : alors, c'est tout. Et puis les autres portails sont juste connectés à ce système en fonction du besoin de savoir et c'est là qu'il va chercher nos renseignements. Personne ne vient à ma porte et demande, Anett, dites-nous où vous vivez si je l'ai déjà fait. Ou si je change aussi d'adresse, je le fais une fois sur le portail en soi, je signe un document et tout et c'est tout. Et je me souviens quand j'ai acheté ma première maison aussi, c'était très simple, donc tout était déjà connecté quand j'ai signé <inaudible> et je peux le faire aussi en ligne. Je peux acheter une maison en ligne, je veux dire être ici au Canada si je veux, et c'est super simple. Donc c'est aussi déjà connecté.

Et puis aussi le fournisseur de services m'a contacté et m'a dit, d'accord, vous êtes maintenant la propriétaire de cet appartement, alors voulez-vous continuer un contrat avec nous en tant que fournisseur de services d'électricité ou d'eau, ou voulez-vous changer de fournisseur? C'était super simple. J'ai juste confirmé que, oui, le contrat sera en mon nom. Je n'avais pas vraiment besoin de me présenter quelque part et de dire, d'accord, j'ai besoin d'un autre fournisseur de services ou, les gars, c'est moi. Cet appartement est maintenant à moi. Ils ont été informés. Et, encore une fois, avec tout le temps que cela m'a fait gagner, je pouvais profiter des premiers jours dans ma nouvelle maison. Pas vraiment, il y avait différentes attentes, comme, bonjour, je suis la nouvelle propriétaire là-bas. Donc, oui.

[Taki Sarantakis et Anett Numa apparaissent en plein écran.]

Taki Sarantakis : Donc, déménager est un grand événement de la vie et nous savons tous que lorsque nous déménageons, encore une fois, vous appelez la compagnie de câblodistribution, vous appelez la compagnie de chauffage,

[Taki Sarantakis apparaît en plein écran.]

Taki Sarantakis : vous appelez la compagnie d'électricité, vous appelez tout le monde. En Estonie, on vous appelle et on vous dit, aimeriez-vous continuer? Voulez-vous arrêter? Avoir un bébé est un autre grand événement de la vie pour beaucoup de gens. Dites-nous ce qui se passe lorsque vous avez un bébé en Estonie

[Taki Sarantakis et Anett Numa apparaissent en plein écran.]

Taki Sarantakis : après – vous savez, vous n'avez pas à nous dire comment vous accouchez, parce que je suis sûr que c'est [...]

Anett Numa : <Rires>. Je ne sais pas.

Taki Sarantakis : C'est plutôt universel, mais comment l'État interagit-il avec le bébé une fois qu'il est né?

Anett Numa : Comme je l'ai dit, c'est aussi un événement de la vie qui est très spécial pour les familles. Et aussi, c'est généralement un processus en soi que vous voulez apprécier. Vous ne voulez pas penser à quoi que ce soit d'autre qu'à la petite princesse ou au petit prince qui vient de naître. Nous avons aussi rendu ce processus super facile. Une fois que vous avez accouché, si je peux me permettre?

Taki Sarantakis : Oui.

Anett Numa : À l'hôpital alors, en arrière-plan déjà, le bébé recevra son code personnel. Également, le système [...]

Taki Sarantakis : Est-ce un nombre?

Anett Numa : Il y a un nombre, oui. Il s'agit d'un nombre à 11 chiffres et entièrement, automatiquement fondé sur votre date de naissance et d'autres choses semblables. Ainsi, automatiquement, vous obtenez le code du bébé et lorsque les deux parents sont également présents, l'hôpital inscrit les deux parents pour qu'ils soient liés au nouveau bébé. Et puis ils recevront également la question et tout d'abord des messages, des félicitations pour votre nouveau-né. Et maintenant, vous pouvez également choisir lequel des parents reste à la maison avec l'enfant. Nous avons de merveilleux [...]

Taki Sarantakis : Et c'est pour les avantages sociaux, n'est-ce pas?

Anett Numa : Exactement. Nous offrons des prestations pour enfants pendant deux ans afin que vous puissiez rester à la maison avec un bébé pendant les deux premières années. Vous êtes entièrement payé pendant un an et demi, puis pendant six mois, je ne me souviens plus du pourcentage, mais c'est dans les environs de 80. Et oui, c'est super simple.

Taki Sarantakis : Donc encore une fois, pas de demande?

Anett Numa : Ils savent déjà que vous avez accouché et quand un hôpital a déjà procédé à un tel enregistrement, c'est tout. Et puis vous choisissez la personne et puis aussi l'étape suivante est, nous savons déjà quelle est votre adresse à la maison, et très probablement votre bébé viendra avec vous, non? Pour vivre avec vous.

Taki Sarantakis : Ils aiment vivre avec leurs parents, parfois même dans la trentaine.

Anett Numa : <Rires>. Je sais, ça peut être ennuyeux.

[Anett Numa apparaît en plein écran.]

Anett Numa : Ainsi, ils peuvent également trouver une école où aller. Nous commençons l'école à l'âge de six et sept ans, selon l'enfant. Ils peuvent aussi déjà choisir une école, je pense qu'il y a deux ou trois possibilités qui sont les plus proches, et juste en sélectionner une.

[Taki Sarantakis et Anett Numa apparaissent en plein écran.]

Taki Sarantakis : Donc, vous ne le faites pas, quand votre enfant a quatre, cinq ou six ans, encore une fois, pas de formulaire. Vous n'avez pas à dire, voici où j'habite,

Anett Numa : Non, c'est fait.

Taki Sarantakis : et mon enfant va... Donc, tout est fait automatiquement.

Anett Numa : Tout est terminé. Oui.

Taki Sarantakis : En arrière-plan, comme vous l'avez dit, vous n'avez pas à vous en soucier?

Anett Numa : Non, pas du tout. Oui.

Taki Sarantakis : L'État fournit simplement les services.

Anett Numa : Exactement. Je veux dire, il est important que votre enfant puisse aller à l'école la plus proche, et encore une fois, que vous n'ayez pas à conduire. Nous savons à quel point le trafic est insensé. Et si vous devez les déposer partout, c'est super ennuyeux. Ainsi, ils peuvent aller à l'école la plus proche et vous pouvez déjà y réserver une place pour votre enfant. Et bien sûr, s'il y a des changements à venir, vous pouvez également changer de résidence, puis placer votre enfant dans une autre école plus tard. Mais il s'agit juste de profiter des six ou sept premières années avec votre tout-petit, et tout cela est déjà fait en arrière-plan.

Taki Sarantakis : Oui.

Anett Numa : Nous en sommes vraiment reconnaissants, car encore une fois, les gens ont ainsi plus de temps.

Taki Sarantakis : Oui. Maintenant, je vous ai entendu dire que votre gouvernement a estimé le temps que cela redonne aux gens, à chaque citoyen. Pouvez-vous redire quelle est cette estimation?

Anett Numa : En fait, c'est juste pour l'un des services. Donc, nous signons tous les documents en ligne. Tous les contrats et toutes les choses, les transactions et tout ce que vous devez faire. C'est cinq jours par an pour une personne.

Taki Sarantakis : Donc, cela donne à tout le monde, en moyenne

Anett Numa : Comme une semaine de vacances supplémentaire.

Taki Sarantakis : Ils regagnent une semaine de leur vie.

Anett Numa : Oui. Mais si vous ajoutez également tous les autres services auxquels vous pouvez accéder en ligne, vous n'avez pas à vous rendre quelque part en personne. Et surtout quand nous pensons en ce moment à la durabilité et au changement climatique, il est utile de ne pas avoir à se rendre à l'institution publique la plus proche. Mais nous pouvons tout faire de la maison, ce qui signifie que nous faisons aussi quelque chose de différent.

Taki Sarantakis : Sauf que vous ne pouvez pas divorcer. <Rires>.

Anett Numa : Oui. Mais comme je l'ai dit, j'espère que vous n'avez pas à divorcer très souvent dans votre vie.

Taki Sarantakis : Permis de conduire, carte de soins de santé, assurance-emploi, régime de retraite, renseignements bancaires, renseignements pour l'hydroélectricité, impôts fonciers, tout, tout, tout est en ligne.

Anett Numa : Oui.

Taki Sarantakis : Alors, est-ce effrayant?

Anett Numa : Non. Je dirais en fait que c'est le contraire. Je suppose que tout d'abord, il est très réconfortant de constater que tous les services sont simplement liés à une seule carte et à votre code personnel, essentiellement. C'est comme ça que nous identifions les gens, par leur code personnel. Donc, ce n'est même pas Taki, comme nom. Mais le système utilise votre code personnel pour vous reconnaître, ce qui aide à faire beaucoup d'analyse aussi quand il s'agit du code personnel, comme je l'ai dit, c'est votre sexe, votre âge, donc vous pouvez aussi utiliser cette information. Mais le plus inquiétant, en fait, la transparence pour nous est l'élément clé. Et la confiance entre le gouvernement et les citoyens

[Anett Numa apparaît en plein écran.]

Anett Numa : et tous ces services gouvernementaux que nous fournissons en ligne nous ont en fait aidés à instaurer ce type de confiance, puisque les gens peuvent suivre qui a accédé à leurs renseignements. Je pense que c'est la meilleure chose que vous puissiez faire pour les citoyens qui montre vraiment que, d'accord, nous ne faisons pas le suivi de vos renseignements. Et si quelqu'un le fait, il y a des conséquences. Et il y a des cas où il y a eu des conséquences. Si je vérifiais vos renseignements ici sur papier, il n'y aurait que les empreintes digitales que vous pourriez avoir. Mais c'est à peu près tout. C'est la partie la plus délicate.

[Taki Sarantakis et Anett Numa apparaissent en plein écran.]

Taki Sarantakis : Donc, il n'y a pas de fonctionnaire qui regarde les classeurs et qui dit, oh, c'est ce que gagne Anett, ou, oh, c'est [...]

Anett Numa : Nous ne permettons même pas l'impression sur papier de quoi que ce soit. Le faire serait un dédoublement de l'information. Donc, si je vais à l'institution publique et que je les vois imprimer quelque chose, je dirais, attendez, attendez une minute! Vous ne pouvez pas faire cela, ce sont mes renseignements, ils ne devraient pas être imprimés sur du papier. Parce qu'alors vous pouvez conserver ces renseignements et les utiliser. Donc, la publication n'est pas autorisée du tout dans notre système.

Taki Sarantakis : Oui.

Anett Numa : Nous ne permettons donc à personne de le faire.

Taki Sarantakis : Maintenant, l'une des choses que nous faisons au Canada, c'est d'aller chez le médecin, d'aller à l'hôpital. Des moments très personnels, dans certains cas routiniers, dans certains cas très spéciaux, bons ou mauvais. Et nous devons donner des renseignements personnels tout le temps. Nous devons dire, voici les médicaments que je prends. Nous devons dire, voici la dernière fois que j'ai eu ce vaccin. Avez-vous déjà reçu une injection ou un vaccin pour ceci ou pour cela? Et la plupart du temps, la réponse est, je ne sais pas, est-ce que mes parents m'ont donné ça? Ai-je reçu ce vaccin en deuxième année? Ai-je eu cette autre chose en quatrième année? Je ne me souviens pas, je ne sais pas. En Estonie, votre personnel médical a-t-il accès à ces renseignements lorsque vous allez à l'hôpital ou chez le médecin?

Anett Numa : Oui, bien sûr, mais ce que j'aime vraiment, c'est aussi que nous avons, je pense, environ cinq ou six couches différentes d'accès aux renseignements. Donc, si vous n'êtes qu'un dentiste, vous ne pouvez pas simplement aller consulter toutes mes autres visites médicales. Si vous êtes mon médecin de famille, oui, alors vous devriez avoir une idée complète de la meilleure façon d'effectuer ma consultation. Mais quand il s'agit d'un spécialiste, son accès à vos renseignements est très limité. Et nous sommes aussi [...]

Taki Sarantakis : Et est-ce votre choix, ou celui de quelqu'un d'autre?

Anett Numa : Je veux dire, c'est prévu par la loi, mais ça ne s'arrête pas là. Je peux également choisir de ne pas les partager pour mes visites chez le médecin si j'ai l'impression que c'était très personnel. L'endroit où j'ai grandi était très petit. Et ma médecin de famille connaissait tout le monde de ma famille et tout le monde la connaissait parce que c'était une si petite communauté. Donc, parfois aussi, vous ne voulez pas communiquer vos renseignements médicaux avec quelqu'un qui en sait beaucoup sur vous.

Taki Sarantakis : Et c'est ce qui importe. Ce sont vos renseignements médicaux.

Anett Numa : Exactement. Donc, en fait, nous avons une façon de dire que je suis la propriétaire de mes données, de mes renseignements, et que le gouvernement m'aide simplement à entreposer ces renseignements.

Taki Sarantakis : Exactement.

Anett Numa : Donc, ils me fournissent simplement le service d'entreposage de ces renseignements. Mais c'est moi qui prends les décisions à cet égard.

Taki Sarantakis : Oui. Il me semble que c'est très important, que vos données soient vos données. Ce n'est pas que vous donnez vos données à l'État pour qu'il les utilise comme bon lui semble.

[Taki Sarantakis apparaît en plein écran.]

Taki Sarantakis : Vous donnez vos données à l'État afin que celui-ci puisse vous servir.

[Taki Sarantakis et Anett Numa apparaissent en plein écran.]

Anett Numa : Oui, exactement. Et encore une fois, si la collecte de données aide également l'État à prendre des décisions plus éclairées [...]

[Anett Numa apparaît en plein écran.]

Anett Numa : Je suis d'accord parce que quand il s'agit de prendre des décisions, parfois, vous voyez juste certaines des décisions prises par le gouvernement, alors vous vous dites, d'accord, pourquoi a-t-il fait les choses ainsi? Mais s'il a recueilli des renseignements réels, et qu'il les a recueillis d'une manière qui ne lui permet pas de voir votre nom ou quoi que ce soit, mais simplement en se servant d'une analyse à grande échelle.

[Taki Sarantakis et Anett Numa apparaissent en plein écran.]

Taki Sarantakis : Oui. Comme les métadonnées.

Anett Numa : Oui, exactement. S'ils prennent des décisions plus intelligentes et que nous obtenons une meilleure qualité de services, pourquoi devrais-je m'y opposer? Nous essayons également d'avancer très rapidement vers l'utilisation des renseignements que nous avons recueillis dans le cadre des processus d'élaboration des politiques. Et je pense que, surtout quand il s'agit du secteur médical, que cette utilisation aide énormément à améliorer la conception, comme ce que vous mangez à l'école quand vous êtes enfant, ou combien de cours de sport avez-vous? Ou y a-t-il un besoin d'assistance en santé mentale dans différentes écoles? Je veux dire, c'est la base.

Taki Sarantakis : Maintenant, au Canada, nous le faisons aussi, mais nous le faisons au moyen d'un instrument appelé le recensement, qui est un instantané ponctuel. Et, en gros, c'est tous les 10 ans. Et nous prenons ces données et nous disons, eh bien, voici maintenant où nous devrions construire des écoles. Voici maintenant où nous devrions construire des maisons pour personnes âgées. Voici maintenant où nous devrions ouvrir des hôpitaux, voici où nous devrions fermer des hôpitaux. Mais c'est un moment dans le temps. Et il semble que vos données sont dynamiques, qu'elles sont fondées sur la vie réelle, sur les déplacements des gens. Dans certains secteurs, les données démographiques indiquent que les gens rajeunissent et que vous avez besoin de plus d'écoles, ou que les gens vieillissent et que vous pourriez avoir besoin de plus d'hôpitaux, etc. Être en mesure d'avoir les données du monde réel correspondant à ce que l'État fournit aux citoyens à un moment donné présente d'énormes avantages.

Anett Numa : Oui, l'une de mes institutions publiques préférées est notre service de statistiques, je crois que ça s'appelle comme ça?

[Anett Numa apparaît en plein écran.]

Anett Numa : Je pourrai communiquer cette information un peu plus tard. C'est tellement intéressant. Beaucoup d'analystes travaillent pour ce service et, en fait, beaucoup de citoyens estoniens suivent ses médias sociaux, puisqu'un grand nombre de données sont recueillies, grâce à tous nos systèmes. Ce service fait également beaucoup d'analyses et de réflexions sur notre société et nos comportements et donne simplement des statistiques très intéressantes.

Donc, si vous y réfléchissez, que les citoyens suivent en très grand nombre un service de statistique sur une plateforme de médias sociaux n'est pas très courant dans d'autres sociétés. Mais nous essayons juste de garder le tout intéressant, pour également éduquer les gens, afin qu'ils comprennent également les données.

[Taki Sarantakis et Anett Numa apparaissent en plein écran.]

Taki Sarantakis : Les données, c'est intéressant.

Anett Numa : Oui. Je pense que les données sont intéressantes. Et quand nous avons ces données, pourquoi ne pas en faire bon usage? Au bout du compte, tout le monde veut avoir accès à des produits de haute qualité. Et nous voulons nous assurer que nos gens ont accès à des services de qualité. Je suppose que c'est ce qui compte. Et puis si les gens ont une bonne vie là-bas, et il ne s'agit pas seulement des citoyens, mais aussi des entrepreneurs. Puisque nous venons d'un si petit endroit, nous voulons nous assurer qu'une personne qui y lance une entreprise ait un processus agréable pour exploiter cette entreprise.

Taki Sarantakis : Il faut quoi, 10 jours pour ouvrir une entreprise en Estonie?

Anett Numa : 15 minutes

Taki Sarantakis : 15 minutes? D'accord. C'est vraiment super.

Anett Numa : J'ai ouvert la mienne au bureau, je dirige également une entreprise privée. Je suis également très heureuse que notre gouvernement permette à une personne qui travaille au ministère de faire des choses à temps partiel également en arrière-plan. Et cela ne m'a pris que 15 minutes. Et automatiquement, encore une fois, tous ces renseignements sont mobiles. Lorsque j'ai également ouvert un compte bancaire pour mon entreprise, ma banque avait déjà ces renseignements. J'ai juste cliqué sur le nom de mon entreprise et toutes les données étaient là. Et puis, essentiellement, deux jours plus tard, j'ai reçu ma carte de visite. Et tout était fait et je pouvais commencer à exploiter mon entreprise. Et bien sûr, quand il s'agit de déclarations fiscales et tout, c'est toujours prérempli et vous n'avez pas besoin de télécharger les PDF et de calculer ce que vous avez payé.

Taki Sarantakis : Saisissez à nouveau votre adresse, et voici où j'habite, et voici où...

Anett Numa : Exactement. Et aussi en ce qui concerne la transparence, c'est vraiment super, puisque le niveau des affaires de corruption en est réduit. Par exemple, dans le secteur gouvernemental, tout est tellement transparent que c'est vraiment très difficile de cacher quoi que ce soit. Et je peux même aller dans le portail des entrepreneurs, entrer le nom d'une entreprise au hasard et consulter ses rapports. C'est accessible au public. Donc, si je commence aussi à collaborer avec une autre entreprise, par exemple, j'ai trouvé un nouveau partenaire d'affaires, alors je peux être certaine que ce partenaire d'affaires ne ment pas sur ses résultats puisque les citoyens ont accès à des rapports réels. Et nous le faisons souvent, donc c'est très, très transparent.

[Taki Sarantakis apparaît en plein écran.]

Taki Sarantakis : Élément de la culture. Donc, de toute évidence, vous devez avoir les meilleurs superordinateurs quantiques. Vous devez disposer d'une technologie de 2047. Vous avez un accès spécial à une technologie à laquelle personne d'autre n'a accès. Les Canadiens n'y ont pas accès, pas plus que les Américains,  ou que les Israéliens, ou les gens de Singapour. Vous avez une technologie brevetée entièrement estonienne et personne d'autre au monde n'y a accès.

[Taki Sarantakis et Anett Numa apparaissent en plein écran.]

Anett Numa : Ce n'est pas du tout le cas.

Taki Sarantakis : Oh!

Anett Numa : <Rires>. Non, nous ne sommes pas dans l'avenir.

Taki Sarantakis : Vous ne fabriquez pas vos superordinateurs?

Anett Numa : Notre leadership est ce qui est dans l'avenir.

[Anett Numa apparaît en plein écran.]

Anett Numa : Donc, si je devais le chiffrer, environ 80 p. cent de nos réussites sont entièrement fondées sur des décideurs et des dirigeants qui croient vraiment en ce genre de changement. Et puis, il n'y a que 20 p. cent qui sont fondées sur la technologie. Bien sûr, la technologie doit soutenir le processus, mais cela ne signifie pas que notre technologie est différente de partout ailleurs. Je veux dire, nous utilisons les mêmes ordinateurs et les mêmes choses que tous les autres pays. Mais le leadership n'existe tout simplement pas. Et quand il est question des quelques autres pays qui ont très bien réussi à fournir des services,

[Taki Sarantakis et Anett Numa apparaissent en plein écran.]

Anett Numa : les raisons sont les mêmes. Ils ont également un leadership très fort et des personnes ou des équipes qui travaillent vraiment vers le même objectif. Et c'est quelque chose qui se passe déjà en Estonie depuis 30 ans. Nous avons déjà rédigé le premier document du parlement en 1994, selon lequel ce changement allait commencer à se produire. Il jetait le premier fondement de l'utilisation des technologies de l'information et il a progressé, bien sûr, à un niveau très élevé aujourd'hui, alors que nous parlons des technologies émergentes, de la nouvelle IA et de tous ces trucs.

[Taki Sarantakis apparaît en plein écran.]

Taki Sarantakis : Ce qui propulse la population, ce qui propulse les maîtresses et les maîtres de la politique, ce qui propulse les actrices et les acteurs bureaucratiques, ce n'est pas la technologie, c'est le leadership. Ça souligne que c'est important. Nous voulons le faire et nous allons le faire.

[Taki Sarantakis et Anett Numa apparaissent en plein écran.]

Taki Sarantakis : Maintenant, tout cela ressemble à de la magie. Et certains d'entre nous ne croient pas à la magie. Donc, nous voulons vraiment le voir parce que n'importe qui peut dire qu'il peut faire quelque chose. Nous voulons voir toutes les choses dont vous avez parlé. Êtes-vous prête à nous les montrer?

Anett Numa : Absolument. C'est toujours intéressant que les autres le voient. J'ai l'impression que nous sommes, en Estonie, dans une zone de confort. Nous pensons que c'est comme ça que les choses doivent être. Et j'aime vraiment dire que nous avons les clients les plus exigeants que vous pouvez trouver n'importe où dans le monde.

Donc, dès qu'un service est en panne pendant quelques minutes, ou que la conception de l'interface utilisateur n'est pas à un niveau auquel vous vous attendez de la part du gouvernement, les gens se plaignent. Et j'ai l'impression que c'est la chose la plus incroyable, parce que si vous avez des clients exigeants,

Taki Sarantakis : Une rétroaction constante.

Anett Numa : cela signifie que vous améliorez réellement vos systèmes. Et le portail d'État que nous avons maintenant – j'en suis vraiment fière, de la conception et de tout – il est simple à utiliser. Et même pour les personnes qui ne sont pas très adroites avec la technologie, le processus est fluide et les renseignements sont faciles à trouver. Et encore une fois, il vous faut très peu de temps pour avoir accès à votre service, puisqu'il est facile de trouver les services ou l'institution à approcher pour y avoir accès.

Taki Sarantakis : Nous avons beaucoup parlé. Il est maintenant temps de montrer. Alors, donnez-nous quelques instants. Les responsables de la vidéo vont faire quelque chose de magique dans les coulisses pour que tout soit sans heurts. Et dans un moment ou deux, vous verrez Anett nous montrer toutes les choses dont elle a parlé au cours des quelque 20 dernières minutes. Allons nous connecter.

[Anett Numa apparaît debout devant un écran vidéo. Plusieurs icônes différentes pour accéder aux portails sont visibles, conformément à la description.]

Taki Sarantakis : Très bien. Nos techniciens ont fait leur magie. Nous sommes de retour. Et maintenant, nous allons voir la magie estonienne. Donc, Anett, je suppose que c'est l'écran public de la plateforme dont nous avons parlé. Et regardez, pour les Canadiens, regardez comme c'est clair et net. C'est organisé selon les événements de la vie : Je suis tombé malade; j'ai un bébé; je me marie; je déménage. Il y a des renseignements sur le côté. Tout cela est public. Cela n'a rien à voir avec vous en tant qu'Anett. Maintenant, allons voir ce à quoi vous, Anett, avez accès. Voyons comment cela fonctionne lorsque vous êtes à l'intérieur.

Anett Numa : Oui, il convient de noter que, comme vous pouvez le voir ici, vous n'avez même pas besoin de vous connecter au système pour obtenir une image complète, comme le type de services que vous pouvez utiliser.

Taki Sarantakis : Alors, je peux faire ça ici au Canada?

Anett Numa : Facilement. Oui. Et, bien sûr, nous fournissons un service de résidence électronique aux personnes du monde entier qui souhaitent accéder au marché des affaires estonien. Et si vous regardez là aussi, nous avons également le portail des entrepreneurs, afin que vous puissiez vous connecter en tant qu'entrepreneur, ce qui aide également beaucoup de gens. Ainsi, cela permet également de naviguer dans les services aux entreprises. Et nous allons voir dans une seconde, ce sont les services les plus populaires que les gens utilisent en tant qu'entrepreneurs.

Donc, votre certificat d'incapacité de travail, les demandes pour les différents types de congés payés et la partie du salaire moyen. Et il y a aussi le portail d'assurance sociale. Et certains des articles que vous devez connaître. Donc, s'il y a des changements à venir au niveau de l'État, c'est aussi super simple et vous pouvez les voir ici. Encore une fois, comme je l'ai dit, vous n'avez même pas besoin de vous connecter. Mais on va se connecter, puis je vous montrerai ce que je peux voir en tant que citoyen ici.

Taki Sarantakis : L'autre chose vraiment agréable est que l'État envoie des renseignements à ceux qui en ont besoin où et quand ils en ont besoin.

Anett Numa : Oui. Et si vous jetez un coup d'œil ici, il y a la solution de carte d'identité, la solution que nous avons depuis plus de 20 ans. Et puis il y a l'identification mobile, c'est comme une carte SIM sur mon téléphone, et Smart-ID, qui est fournie par une entreprise du secteur privé en fait. Cette entreprise fournit également ce service dans de nombreux autres États. Et bien sûr, l'Estonie fait partie de l'UE, nous pouvons également sélectionner ici dans la liste si je viens d'un autre pays. Si je viens de l'Italie, je pourrais être à Rome et également me connecter avec ma carte d'identité italienne. Mais je recommanderais que nous allions choisir Smart-ID. Ce que je dois entrer ici, c'est mon code personnel et nous en avons beaucoup parlé auparavant.

Taki Sarantakis : Mais ce nombre, c'est public. C'est comme votre numéro de téléphone.

Anett Numa : Oui. Comme je l'ai dit, ce sont les renseignements qui sont accessibles au public et que le gouvernement utilise pour accéder – non pas pour accéder à mes renseignements, mais pour m'identifier. C'est simple. Cliquons sur Continue. Et ce qui va se passer, j'ai heureusement aussi mon téléphone juste ici.

Taki Sarantakis : Donc, maintenant, c'est privé. Ce n'est que pour vous. Bien sûr, nous diffusons cela, mais?

Anett Numa : Oui, mais vous ne voyez rien que vous ne devriez pas voir, alors tout va bien. Il y a donc une confirmation pour le code ici. J'ai reçu une notification sur mon téléphone me demandant de confirmer que c'est moi qui me connecte au système ici. Et puis il y a trois options pour trois façons de se connecter. Et je peux voir sept, quatre, cinq et huit. Et c'est aussi ce que je vois ici. Je vais sélectionner cette option. Et puis il me demande mon NIP numéro un. J'ai ajouté mon NIP numéro un, et nous avons deux différents codes d'identification personnels. Donc, si vous cryptez et signez des documents, c'est le deuxième code d'identification personnel, puis le premier code lorsque vous vous connectez au système.

Taki Sarantakis : Donc, deux NIP.

Anett Numa : Oui.

Taki Sarantakis : Vous êtes la seule à connaître un code d'identification chaque fois que vous vous connectez. Et c'est tout.

Anett Numa : C'est tout, oui, exactement. Et maintenant, nous pouvons voir une image de moi qui n'est pas si jolie; c'est l'image que j'utilise pour mes documents. Et puis je peux voir que ma carte d'identité est valide, mon passeport estonien. Et puis aussi les renseignements sur le permis de conduire, la partie prescription qui indique que je suis assurée...

Taki Sarantakis : Donc, vous ne conduisez pas, sinon il y aurait aussi un permis de conduire.

Anett Numa : <Rires>. Oui, c'est drôle et mes amis se moquent encore de moi parce que je n'ai pas de permis de conduire. Mais oui, c'est une histoire plus longue. Mais je recommanderais en fait que nous allions vérifier l'outil de suivi des données au lieu de cette photo de passeport. <Rires>. Et ici, je peux aussi choisir de voir si quelqu'un a vérifié mes renseignements dans le registre de la population. Nous pouvons cliquer dessus et ensuite je peux voir qu'il y a un autre type de demande. C'est mon code personnel que j'utilise pour me connecter au système et je peux voir qu'au cours des deux derniers jours, j'ai vérifié mes propres renseignements et je peux même voir ici ce que j'ai regardé. Et ça décrit en quelque sorte tout. Donc, c'est super simple à voir.

Nous allons cliquer sur la troisième page ici, puis il pourrait y avoir autre chose. Allons plus loin. Oui. D'accord. Il y a donc aussi une entreprise du secteur privé liée ici. Ainsi, les entreprises du secteur privé peuvent également avoir accès à nos renseignements, mais en cas de nécessité absolue, de sorte qu'elles n'accèdent qu'aux renseignements auxquels elles ont le droit d'accéder. Et généralement, elles obtiennent simplement des réponses par oui ou par non si elles ont des questions. Et s'il y a quoi que ce soit ici dont je n'ai aucune idée, comme si le conseil du notaire avait accédé à mes renseignements, alors je peux faire une demande et ils doivent me donner un rapport complet sur les raisons pour lesquelles ils ont accédé à mes renseignements.

Et si leur seule raison est par curiosité, alors il y a des conséquences, comme je l'ai déjà dit, et personne ne veut y faire face, si vous avez travaillé vraiment dur pour obtenir un nouveau poste. Et il y a des cas où certains médecins ont consulté des renseignements de patients qui ne sont pas leurs patients, alors aussi cela peut vraiment finir très, très mal. Alors je recommande de ne pas le faire. Et c'est pourquoi j'ai l'impression que c'est devenu une chose tellement normale que nous ne regardons pas les renseignements d'autres personnes. Je veux dire, nous respectons la vie privée de chacun parce que nous savons que chaque fois que nous regardons ces renseignements, vous pouvez le voir ici. Je pense que c'est un très bon exemple.

Si nous cliquons à nouveau ici sur les systèmes d'information, nous pouvons voir qu'il existe de nombreux autres types de portails différents sur lesquels je peux également suivre ces renseignements.

Taki Sarantakis : Maintenant, est-ce que ce sont ces différentes bases de données sur lesquelles nous cliquons? Le registre foncier, le registre étranger.

Anett Numa : Oui. Il se connecte également aux autres portails ici, mais c'est un guichet unique, de sorte que si je clique sur quelque chose d'autre ici, je peux voir tous les renseignements au même endroit, donc je n'ai pas à me connecter à différents portails et encore une fois, perdre mon temps très précieux. Et je peux facilement le faire ici.

Taki Sarantakis : Donc, pour nous, en tant que Canadiens, si nous devions le faire, nous devrions nous rendre sur un site fiscal, ouvrir une session, nous souvenir d'une chose. Ensuite, nous devrions aller dans le système de notre médecin, si notre médecin est en ligne; se connecter, avec un mot de passe différent; il est différent à chaque fois – encore et encore et encore. Mais ici, toutes les bases de données viennent à vous et à travers le portail unique, c'est transparent, semble-t-il.

Anett Numa : Oui, c'était le confort dont je vous parlais tout à l'heure. C'est juste que ça prend très peu de temps. Et j'ai demandé à mes amis, à quelle fréquence allez-vous vérifier ces renseignements si quelqu'un a accédé à vos renseignements? Je veux dire, les gens n'y pensent même plus parce que...

Taki Sarantakis : Très, très grande confiance.

Anett Numa : c'est très [...] – oui, nous l'avons déjà utilisé et nous ne voyons pas ce genre de choses. Et je vous recommande de le faire une fois tous les six mois, juste pour vous assurer qu'il n'y a pas eu de demande.

Taki Sarantakis : Comme aller chez le dentiste.

Anett Numa : Mais bien sûr, aussi, s'il y a une sorte d'analyse faite par une sorte d'institution, alors vous pouvez toujours voir qu'ils ont également utilisé vos renseignements pour recueillir des données et peut-être aussi protéger les données pour l'avenir. Donc, vous pouvez également facilement le voir ici.

La seule chose que nous ne pouvons pas voir ici, c'est quand vous faites l'objet d'une enquête criminelle, mais je pense que c'est évident que la police ne va pas vous avertir, comme Taki, nous allons vérifier vos renseignements et vous avez environ cinq jours ouvrables pour sortir d'ici du Canada, et nous ne pouvons pas vous attraper parce que...

Taki Sarantakis : Ils me donnent 10 jours.

Anett Numa : C'est bien. Pour nous, il n'y a pas de temps que nous donnons aux gens. Donc, s'il s'agit d'une enquête criminelle, nous vérifions leurs antécédents, mais il est très important de savoir que dès que l'enquête est terminée, nous leur fournissons également un rapport complet indiquant que nous avons accédé à vos renseignements. Mais quand il y a la police, par exemple, qui vous arrête dans une rue, qui s'assure simplement que vous avez un permis de conduire valide ou quoi que ce soit d'autre, vous pouvez toujours le voir ici. Donc, c'est très, très important. Et étonnamment, la police est l'institution la plus fiable en Estonie et dans le secteur public.

Taki Sarantakis : Oui. Maintenant, votre système de transport en commun local vous a contacté au moyen de cette plateforme. Dites-nous pourquoi ils vous ont contacté.

Anett Numa : Local, vous voulez dire le côté bancaire?

Taki Sarantakis : Non, l'autobus ou le transport en commun.

Anett Numa : Oh, l'autobus. D'accord. Oui, celle-ci. Donc, Ridango est une entreprise. Il est écrit « Pilet E », qui est billet type E, en Estonie. Et à Tallinn, dans la capitale, nous accédons gratuitement aux transports en commun. Mais vous devez payer vos impôts à Tallinn, donc vous devez vraiment y vivre; l'adresse de votre domicile doit être à Tallinn. Donc, à partir du système, j'utilise cette carte verte que je glisse chaque fois que je prends l'autobus ou le tramway. Et puis facilement, juste une fois par mois, automatiquement, vous pouvez voir à 10 heures du soir, automatiquement le système vient s'assurer que je vis toujours à Tallinn. Donc, une fois par mois, juste pour confirmer. Et elle a juste cette information, comme un feu vert. Elle vit toujours à Tallinn, donc chaque fois qu'elle va dans l'autobus maintenant, elle peut l'utiliser gratuitement.

Taki Sarantakis : C'est donc toujours gratuit. C'est toujours valide. Elle n'a pas déménagé. Ils ne vous le demandent pas, ils utilisent simplement le système en arrière-plan.

Anett Numa : Exactement.

Taki Sarantakis : Et savent-ils vraiment où vous vivez?

Anett Numa : Non, bien sûr que non. Donc, en fait, c'est très, très simple avec cette institution, parce qu'elle obtient en fait une réponse oui ou non. Et la réponse oui ou non vient en fait de notre code postal. Donc, ce n'est pas votre numéro d'appartement, ce n'est pas votre numéro de rue, parce que la seule chose que nous connaissons est votre région et le code postal dit tout, comme dans quel quartier vous vivez. Donc, c'est très, très simple. Et encore une fois, nous savons que cette entreprise n'a pas une base de données massive des adresses des gens ou je devrais les contacter en tant que fournisseur de services et leur dire, bonjour les gars, je viens de déménager. Donc, peut-être que vous refuseriez simplement l'accès aux services de transport en commun. Si je le fais, ils recevront le feu vert, puis la prochaine fois que je vais aller dans l'autobus, on me dira « Désolé, mais vous devez acheter un billet. »

Taki Sarantakis : Oui. Donc, je veux fouiller sur le site public dans un instant, juste pour quelques minutes. Souhaitez-vous nous montrer autre chose avant de vous déconnecter?

Anett Numa : Non, je pense que c'est déjà correct, juste beaucoup de services que nous avons déjà couverts.

Taki Sarantakis : Donc, ensuite, les commentaires où les systèmes disent, oh, avez-vous, étiez-vous heureuse ou heureux? Étiez-vous mécontente ou mécontent? Quel est le courant? Pouvons-nous revenir à l'écran des événements de la vie?

Anett Numa : Oui.

Taki Sarantakis : Parce que, encore une fois, les Canadiens peuvent en fait...

Anett Numa : Donc, nous devons cliquer à nouveau, juste là-haut sur le côté gauche, vous voyez ce E? Et puis cela nous ramène à la page principale.

Taki Sarantakis : Donc, maintenant, les Canadiens sont libres, ou n'importe qui dans notre public est libre d'aller voir cela parce que c'est le site public. Mais je veux juste faire défiler vers le bas et voir. Donc, encore une fois, vous allez à l'hôpital; vous avez un bébé; vous aimeriez démarrer une entreprise; vous avez une voiture; j'ai perdu mon travail. Vous voyez que la langue est très nette, très simple, très accessible. Imaginons que nous ayons eu l'une des grandes, grandes tragédies de la vie, qui est de perdre mon emploi. Pouvons-nous simplement en savoir plus?

Anett Numa : Oui. Mais aussi, si vous l'avez déjà vu, ce n'était qu'une seule phrase et nous l'avons vue en premier. Et nous l'avons également analysée. C'est tellement important quand il s'agit parfois du langage du secteur public, c'est que les gens utilisent vraiment un langage très, très difficile pour...

Taki Sarantakis : En effet, remplissez le formulaire T 964 tiret...

Anett Numa : Oui, pour de nombreux citoyens, il est si difficile de comprendre le langage utilisé par les fonctionnaires. Il était donc très, très simple pour que les gens comprennent. Et ici, je peux aussi voir à nouveau, pourquoi et comment, les formulaires, les services, c'est juste une sorte de...

Taki Sarantakis : Oh, mais attendez une seconde. Nous avons dit qu'il n'y avait pas de formulaires. Comment se fait-il qu'il y ait un formulaire?

Anett Numa : Encore une fois, ces choses sont préremplies.

Taki Sarantakis : Oh, préremplies.

Anett Numa : Ils vous demandent simplement d'aller cliquer sur ces éléments ici. Et si vous voulez savoir quel genre de <inaudible>, et aussi c'est assez simple. Et ici, sur le côté droit aussi, nous voyons beaucoup de questions que les gens pourraient se poser.

Taki Sarantakis : Maintenant, je veux savoir, je veux aller à droite et voir pour combien de temps ai-je droit à des prestations. Je crois donc qu'il s'agit de la quatrième à droite?

Anett Numa : Oui, celui-ci ici?

Taki Sarantakis : Un de plus en dessous, je pense.

Anett Numa : Oui. Je vais donc cliquer ici, puis la réponse s'affiche déjà ici. Ainsi, à partir du 1er août 2020, les 100 premiers jours où vous recevez des avantages, vous recevrez également 60 p. cent de chaque jour, puis 40 p. cent. Encore une fois, ce ne sont que quelques phrases ici et elles donnent aux gens une image très claire. Et bien sûr, vous pouvez cliquer sur ces liens ici et obtenir plus de renseignements si vous voulez connaître plus de détails. Mais, pour nous, ce sont les choses que nous devons vraiment savoir, et encore une fois, cela me prend très peu de temps pour comprendre et répondre à ces questions.

Taki Sarantakis : Si net, si simple, si compréhensible. Mais, lorsque vous cliquez, c'est aussi très complet. Cela vous permet de parcourir les événements de votre vie d'une manière qui, non seulement respecte votre temps, mais vous respecte aussi en tant que personne.

[Taki Sarantakis et Anett Numa apparaissent en plein écran.]

Taki Sarantakis : Bienvenue, Anett Numa, d'Accelerate Estonia. Merci beaucoup de nous avoir montré l'art du possible. Ce n'est pas seulement l'art du possible, mais c'est vraiment un chef de file mondial. C'est l'étoile Polaire. C'est ce à quoi tout pays qui respecte ses citoyens devrait aspirer.

Et pour nos amis canadiens, que vous soyez du secteur fédéral, provincial, municipal ou privé, nous avons maintenant vu ce qu'un petit pays peut faire. Et ce n'est pas une excuse de dire qu'il s'agit d'un petit pays. Parfois, il est plus difficile pour un petit pays de faire ces choses. Vous avez moins de ressources, vous avez moins de personnes pour être en mesure de mettre cela en place. Comme Anett nous l'a dit à maintes reprises, il s'agit de leadership. Ce n'est pas une question de technologie. Et avec un peu de chance, Anett, vous nous avez montré – pas avec un peu de chance – vous nous avez montré la réalité d'aujourd'hui en Estonie, mais avec un peu de chance vous nous avez montré une réalité proche pour le Canada.

Donc, au nom de l'École de la fonction publique du Canada, au nom de toutes les personnes qui regardent cette vidéo à l'intérieur et à l'extérieur du gouvernement du Canada, je vous remercie beaucoup d'être venue ici pour partager une formidable histoire de réussite. Félicitations à votre pays et puissiez-vous continuer à montrer la voie dans ce domaine important.

Anett Numa : Merci beaucoup, Taki. Et cela a été très intéressant aussi de comprendre un peu mieux le système canadien. Et je suis à peu près sûre qu'il y a beaucoup de choses que nous pouvons continuer à faire ensemble. Donc, assurez-vous que la prochaine fois que vous viendrez me montrer les portails canadiens, je serai impressionnée. <Rires>.

Taki Sarantakis : Rien ne me ferait plus plaisir. En tant que père de deux jeunes enfants, je veux qu'ils grandissent dans un pays où les services leur sont fournis par leur gouvernement d'une manière aussi indolore que possible pour leur propre bénéfice et pour tous vos enfants. Merci encore.

Anett Numa : Je vous remercie.

[Le logo de l'EFPC apparaît à l'écran]

[Le logo du gouvernement du Canada s'affiche et s'estompe pour faire place à un écran noir.]

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